Le collectif 24 appelle à la mise en place d’un mécanisme d’accès public au bénéfice de la population

Le collectif 24 appelle à la mise en place d’un mécanisme d’accès public au bénéfice de la population

A l’occasion de la célébration de la journée internationale du droit d’accès à l’information célébrée chaque 28 septembre, le collectif 24 et le Bureau de Liaison avec le Parlement de la CENCO ont recommandé l’adoption et la promulgation de la loi d’accès à l’information par le parlement. C’était à l’issue d’une table ronde organisée ce jeudi 26 septembre sous le thème « l’effectivité du droit d’accès à l’information comme préalable au contrôle citoyen des finances publiques ». « Sans le vote de cette loi, on ne peut parler de la démocratie, la bonne gouvernance, la transparence, la redevabilité, moins encore la lutte contre la corruption. Et pourtant ceux-ci sont des piliers de développement durable et de gouvernance des finances publiques. Par manque de la loi d’accès à l’information, la RDC reste au bas de l’échelle à de différentes évaluations internationales liées à la gouvernance. A titre illustratif, IBP, Indice de la démocratie, OGP, transparancy International,… ce qui ternit l’image de la RDC. », A dit maître  Roméo Patrick Fundi, qui représente le directeur du Bureau de Liaison avec le Parlement (BLP) de la CENCO. Collectif 24 recommande que cette loi, bien qu’elle soit de l’ancienne législature, soit programmée au calendrier de la session en cours  et voté en mode d’urgence si seulement on veut lutter contre la corruption que le chef de l’Etat a fait comme son cheval de batail. « Il y a un principe parlementaire qui dit qu’en matière de contrôle et de loi, aucune législature ne peut hériter du passif de l’autre. Quand bien même nous nous focalisons sur la volonté politique hautement exprimée par madame la présidente de l’assemblée nationale  lors de son discours d’ouverture, elle a fait allusion aux arriérés qui ont pu avancer, et nous croyons que cette loi là qui est passé par le parlement, quel que soit ce principe là, c’est l’argent du trésor public qui était sorti pour payer les sénateurs qui l’ont traitée ; et par principe aussi de la continuité des affaires de l’Etat, nous pensons qu’au niveau du parlement, on a des sénateurs et députés qui sont revenus, et qui vont se souvenir de ce texte qui  a été bien fignolé et qui vont réclamer qu’il soit programmé pour que l’analyse aille vite et que le processus de vote aussi puisse aller vite. N’oublions pas que dans ce pays on a changé la constitution en un ou deux jours, c’est pour dire que si on change la constitution dans moins d’une semaine, pour faire voter une loi, qui est moins que la constitution, s’il y a la volonté politique, une semaine c’est trop », a dit Henri Christin LONGENDJA, Secrétaire Exécutif du collectif 24. La proposition de loi sur l’accès à l’information a été endossée par le Sénateur Moïse NYARUGABO. En octobre 2015, le Sénat a voté cette loi qui a été envoyée à l'Assemblée Nationale pour la seconde lecture.

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